Évolution de l’enseignement de l’acupuncture en France

 

Voici l'état des lieux de l’enseignement de l’acupuncture en France  au 1er janvier 2017 suite à une réunion du Conseil de Coordination des Enseignants pour les diplômes nationaux de l’acupuncture dans chaque Université de médecine.

Lille : 9 enseignants pour 41 inscrits

Chaque promotion est biannuelle

Pas de capacité d’acupuncture

DIU initiation en acupuncture : 6 médecins

DIU Acupuncture Obstétricale : 35 sages femmes

Montpellier Nîmes : environ 25 enseignants pour 114 inscrits (60 médecins et 53 SF)

DIU initiation en acupuncture : 25 médecins

Capacité 1re année : 20 médecins

Capacité 2de année : 15 médecins

DIU Acupuncture Obstétricale 1re année : 26 sages femmes

DIU Acupuncture Obstétricale 2de année : 27 sages femmes

Nantes : environ 15 enseignants pour 111 inscrits (41 médecins + 70 SF)

DIU initiation en acupuncture : 13 médecins

Capacité 1re année : 13 médecins

Capacité 2de année : 15 médecins

DIU Acupuncture Obstétricale 1re année : 30 sages femmes

DIU Acupuncture Obstétricale 2de année : 40 sages femmes

Paris XIII : Environ 15 à 20 enseignants pour 140 inscrits (27 médecins + 113 SF)

DIU initiation en acupuncture : 11 médecins

Capacité 1re année : 14 médecins

Capacité 2de année : en reprise

DIU Acupuncture Obstétricale 1re année : 64 sages femmes

DIU Acupuncture Obstétricale 2de année : 49 sages femmes + 2 médecins obstétriciens

Rouen : 6 enseignants + invités d’autres universités pour 39 inscrits (5 médecins + 34 SF)

Pas de capacité d’acupuncture

DIU initiation en acupuncture : 5 médecins

DIU Acupuncture Obstétricale 1re année : 16 sages femmes

DIU Acupuncture Obstétricale 2de année: 18 sages femmes

Strasbourg : 25 enseignants pour 75 inscrits

DIU initiation en acupuncture : 9 médecins

Capacité 1re année : 5 médecins

Capacité 2de année : 10 médecins

DIU Acupuncture Obstétricale 1re année : 25 sages femmes

DIU Acupuncture Obstétricale 2de année : 26 sages femmes

 

Il a été signalé que la Capacité d’acupuncture pourrait disparaître dans trois ans en 2020. Plusieurs solutions ont été envisagées pour pallier à cette disparition.

- La création d’un Master 1 puis Master 2 en acupuncture, accessible dès la formation médicale initiale, débouchant sur la validation d’une compétence professionnelle spécifique. Cette solution implique d’une part l’accès possible à des non-médecins, et d’autre part un parcours de recherche scientifique rigoureux, rendant la mise en place du dossier longue et complexe. Ce diplôme universitaire qui suit la licence depuis la réforme LMD (Licence, Master, Doctorat) de 2002 nécessite une formation durant deux ans (master 1 puis master 2) et s'adresse aux étudiants titulaires d'une licence.

- La création d’une FST, formation spécialisée transversale, qui remplace les DESC1 et 2 (Diplôme d’études Spécialisées Complémentaires) [[7],[8]]. Cette FST dépendant d’un Diplôme d’Études Spécialisées (DES), par exemple DES de Médecine Générale pourra s’intégrer à la formation médicale continue. A noter que ce diplôme ne durant qu’un an impliquera un enseignement à temps plein pour être comparable à l’enseignement de la Capacité, sans oublier les difficultés pour caque faculté à assumer les stages pratiques.

- Autre solution : la création de certificats universitaires organisés sur une période courte de quelques jours en séminaires. On voit la nécessité de multiplier leur nombre pour réussir un enseignement comparable au programme de la Capacité actuelle.

- Enfin la dernière hypothèse envisagée reste peut-être la meilleure solution avec reprise d’un DIU national d’acupuncture médicale. Il s’agira aussi de valider ce DIU par le Conseil National de l’Ordre des Médecins comme qualifiant à la place de la Capacité.

 

Dr Jean-Marc Stéphan

Président du Syndicat National des Médecins Acupuncteurs de France (SNMAF)

www.acumedsyn.org


 



[1].  Journal Officiel de la République Française. LOI n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé. [Consulté le 19/03/2017]. Disponible à l’URL: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2016/1/26/2016-41/jo/texte.

[2]. SNMAF. La maîtrise des honoraires avec l’extension de la pratique du tiers payant. Bulletin n°21. Avril 2016. [Consulté le 19/03/2017]. Disponible à l’URL: http:// http://www.acumedsyn.org/Documents/SNMAF%2021.pdf.

[3]. SNMAF. Retoquage de la loi de modernisation de santé par le conseil constitutionnel. [Consulté le 19/03/2017]. Disponible à l’URL: http://www.acumedsyn.org/index.php/informations-praticiens/118-retoquage-de-la-loi-de-modernisation-de-sante-par-le-conseil-constitutionnel.

[4]. Ameli.fr. La pratique du tiers payant. [Consulté le 19/03/2017]. Disponible à l’URL: http://www.ameli.fr/professionnels-de-sante/medecins/exercer-au-quotidien/feuilles-de-soins/la-pratique-du-tiers-payant/tiers-payant-ce-qui-change-au-1er-janvier-2017.php

[5].  Journal Officiel de la République Française. Arrêté du 20 octobre 2016 portant approbation de la convention nationale organisant les rapports entre les médecins libéraux et l'assurance maladie signée le 25 août 2016. [Consulté le 19/03/2017]. Disponible à l'URL : https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000033285608.

[6]. SNMAF. Et pour le médecin acupuncteur : avantages, inconvénients ? Bulletin n°22. Novembre 2016. [Consulté le 19/03/2017]. Disponible à l’URL: http://www.acumedsyn.org/Documents/SNMAF%2022.pdf.

[7]. SNMAF. Menace sur la formation des médecins acupuncteurs. Bulletin n°18. Octobre 2014. [Consulté le 26/03/2017]. Disponible à l’URL: http://www.acumedsyn.org/Documents/SNMAF%2018.pdf.

[8]. SNMAF. La formation initiale. Bulletin n°20. Septembre 2015. [Consulté le 26/03/2017]. Disponible à l’URL: http://www.acumedsyn.org/Documents/SNMAF%2020c.pdf.